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Le 20/08/2018

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Affaire Benalla: Strzoda et Philippe exonèrent Macron

2018/7/24

L'affaire Benalla continue de monopoliser l'agenda politique. Ce mardi 24 juillet, le Premier ministre Edouard Philippe répondait aux questions au gouvernement à l'Assemblée, tandis que le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron Patrick Strzoda était audtionné par la commission d'enquête parlementaire. Tous les deux ont exonéré le chef de l'Etat. S'il quelqu'un devait servir de fusible, Patrick Strzoda pourrait être celui-là. Au lendemain des auditions du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et du préfet de police de Paris Michel Delpuech devant la commission des Lois, celle du directeur de cabinet d'Emmanuel Macron était très attendue. Aux députés qui cherchaient à comprendre comment Alexandre Benalla, ce proche collaborateur du chef de l'Etat, s'est retrouvé à frapper des manifestants aux côtés des CRS lors de la fête du Travail, et surtout pourquoi personne n'a saisi la justice après avoir eu connaissance des faits, MM. Collomb et Delpuech avaient apporté en substance la même réponse : interrogez l'Elysée.
Et Patrick Strzoda assume sur toute la ligne. C'est lui qui a donné son « feu vert » à M. Benalla lorsque celui-ci lui a indiqué avoir été invité à la manifestation par le chef d'état-major de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC), Laurent Simonin. « Je lui ai bien rappelé qu'il était hors de question de participer activement à des opérations de terrain », a précisé le directeur de cabinet à la commission des Lois.
« Pas assez d'éléments » pour un recours à l'article 40
C'est encore lui qui, après avoir eu connaissance des événements s'étant produits le 1er mai, a décidé de la sanction. « J'ai considéré qu'à mon niveau je n'avais pas assez d'éléments pour justifier un recours à l'article 40 », a déclaré M. Strzoda, en référence à ce texte du Code de procédure pénal qui oblige tout fonctionnaire ayant connaissance d'un délit à en informer le procureur de la République. Aucune plainte n'avait été déposée et les « autorités d'emploi » de M. Benalla n'avait « jamais évoqué ou suggéré » un recours à cet article, a-t-il encore fait valoir.
Patrick Strzoda a ainsi raconté comment le 2 mai, « dans le souci de prendre une sanction immédiate », il a décidé de la suspension et de la rétrogradation d'Alexandre Benalla. Cette rétrogradation a consisté à le « décharger de la participation à l'organisation des déplacements officiels du président de la République », a-t-il expliqué, en redorant au passage le blason de ce collaborateur « réactif, apprécié et efficace ». Il a assuré ne pas avoir parlé de cette sanction au président, qui était à ce moment-là en Australie. En bon serviteur de l’Etat, Patrick Strzoda dédouane son patron, Emmanuel Macron.
Le haut fonctionnaire a ensuite démenti plusieurs informations qui ont circulé : non, Alexandre Benalla n’occupe pas un appartement de 200 m2 quai Branly, non il ne devait pas être nommé sous-préfet, et non il ne gagnait pas 10 000 euros par mois. Mais Patrick Strzoda a refusé de donner son salaire. A plusieurs reprises, il a refusé de répondre aux questions, invoquant la séparation des pouvoirs, ce qui a eu le don d’agacer les députés de l’opposition.
Philippe cherche à éteindre le feu
Plus tôt, devant l'hémicycle de l'Assemblée nationale, Edouard Philippe l'a affirmé : l'affaire Benalla n'est en rien « une affaire d'Etat », mais le résultat d'« une dérive individuelle ». Relativement silencieux jusque là, le Premier ministre a choisi la séance des questions au gouvernement pour riposter. Et, chose inédite depuis le début du quinquennat, il a pris la parole à neuf reprises.
Car l'heure est grave. Les révélations du Monde le 18 juillet sur les violences commises par Alexandre Benalla lors des manifestations du 1er-Mai ont déclenché un séisme politico-médiatique, allant jusqu'à provoquer une paralysie institutionnelle et la suspension de l'examen de la révision constitutionnelle à l'Assemblée voulue par le président de la République. Le sommet de l'Etat est désormais pointé du doigt, accusé d'avoir cherché à couvrir les actes de ce proche collaborateur d'Emmanuel Macron.
C'est donc dans une ambiance électrique face à un Hémicycle quasiment plein que le chef du gouvernement a répondu au feu roulant des critiques. Ovationné sur tous les bancs de l'opposition, le patron du Parti socialiste Olivier Faure a ainsi dénoncé la « lâcheté » de l'exécutif qui « braque les projecteurs de la justice et des médias sur un homme pour mieux sauver un système ». « Le pouvoir cache (...), le pouvoir ment », a-t-il accusé.
Mais pour Edouard Philippe, cela ne « jette pas l'opprobre » sur « l'ensemble du système ». Et de répéter qu'une sanction avait été prise sitôt les faits connus, tout en admettant que l'on pouvait s'interroger sur sa proportionnalité. « Je ne dis pas que tout est parfait, je dis que la réponse a été immédiate et qu'elle montre notre volonté de ne rien cacher et de tout assumer », a-t-il martelé.
Mais que ce soit Edouard Philippe ou Patrick Strzoda, aucun n'est parvenu à convaincre les députés de l'opposition qui attendent toujours qu'Emmanuel Macron s'exprime.
RFI

 
 

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